décembre 8, 2021

Athénagoras d’Athènes

Athénagoras d’Athènes était un apologiste chrétien qui a vécu pendant la seconde moitié du deuxième siècle. C’était un Athénien. philosophe et converti au christianisme. Il est considéré comme l’un des plus habiles apologistes chrétiens du deuxième siècle.

Athénagoras est né vers l’an 133 et est décédé en 190. On sait peu de choses de sa vie. La qualité de ses écrits montre qu’il était bien éduqué, familiarisé avec le platonisme et qu’il était peut-être bien connu et influent. Seulement deux de ses œuvres, son Apologie ou Ambassade pour les chrétiens et Traité de la Résurrection, nous sont parvenues. L’absence de mention de ses écrits parmi d’autres écrivains chrétiens peut être due au fait que ses écrits anonymes étaient considérés comme l’œuvre d’autres écrivains.

Ses écrits témoignent de son érudition et de sa culture, de son pouvoir de philosophe et de rhétoricien, de sa vive appréciation du tempérament intellectuel de son époque, de son tact et de sa délicatesse face aux puissants adversaires du christianisme. Ainsi, ses écrits sont crédités par certains érudits ultérieurs comme ayant eu un impact plus important sur leur public cible que les écrits maintenant mieux connus de ses contemporains plus polémiques et religieux.L’Apologie], dont la date est fixée par des preuves internes à 176 ou 177, n’était pas, comme le suggère le titre Ambassade (presbeia), une défense orale du christianisme, mais un plaidoyer soigneusement écrit en faveur de la justice aux chrétiens fait par un philosophe, pour des raisons philosophiques, aux empereurs Marcus Aurlius et son fils Commode, qu’il flatte comme des conquérants, « mais surtout, des philosophes ». Il se plaint d’abord de la discrimination illogique et injuste contre les chrétiens et des calomnies qu’ils subissent, puis répond à l’accusation d’athéisme. Il convient de noter qu’une plainte majeure adressée aux chrétiens de son époque était qu’en ne croyant pas aux dieux romains, les chrétiens se montraient athées. Il établit le principe du monothéisme, citant des poètes et des philosophes païens à l’appui des doctrines mêmes pour lesquelles les chrétiens sont condamnés, et plaide pour la supériorité de la croyance chrétienne en Dieu par rapport à celle des païens. Ce premier argument fortement raisonné pour l’unité de Dieu dans la littérature chrétienne est complété par une exposition capable de la Trinité. Puis, prenant la défense, il justifie l’abstention chrétienne du culte des divinités nationales par son absurdité et son indécence, citant longuement les poètes et philosophes païens à l’appui de sa thèse. Enfin, il répond aux accusations d’immoralité en exposant l’idéal chrétien de pureté, même dans la pensée, et le caractère inviolable du lien conjugal. L’accusation de cannibalisme est réfutée en montrant le grand respect de la vie humaine qui conduit le chrétien à détester le crime de l’avortement.Le traité sur la Résurrection du Corps], la première exposition complète de la doctrine dans la littérature chrétienne, a été écrite plus tard que l’Apologie, à laquelle elle peut être considérée comme une annexe. Athénagoras apporte à la défense de la doctrine le meilleur que la philosophie contemporaine puisse apporter. Après avoir rencontré les objections communes à son époque, il démontre la possibilité d’une résurrection en vue soit de la puissance du Créateur, soit de la nature de nos corps. Exercer de tels pouvoirs n’est ni indigne de Dieu ni injuste envers les autres créatures. Il montre que la nature et la fin de l’homme exigent une perpétuation de la vie du corps et de l’âme.

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